D'après le dessin de Chris

D'après le dessin de Chris
Le vent soufflait sur la plaine et soulevait les cendres la recouvrant. Ces traces s'étiraient en longs rubans gris dans le ciel. C'étaient des lambeaux de vies, la seule chose qui restaient des hommes après leur mort.
Il était difficile de distinguer de quoi que ce soit dans ce brouillard opaques, seules quelques trouées permettaient d'apercevoir un bout de ciel d'un blanc laiteux.
Le sol était parsemé de monticules en-haut desquels se trouvaient des êtres à la nature inconnue, c'est pourquoi la légende leur attribuait le nom de "Dieux de la Mort", bien qu'ils ne fussent pas immortels.
Il s'agissait de têtes faites de feraille, des câbles sortaient du sol pour finir dans la partie principale, leur tête.
L'intérieur était constitué de pièces métalliques que des roues dentées faisaient marcher, leur donnant ainsi une intelligence.
La fonction de ces êtres était de programmer la mort des humains, en effet quand celle de quelqu'un était proche les câbles s'enroulaient au-dessus de la tête et formaient un chiffre.
Les roues se mettaient alors à tourner, s'emboîtaient les unes dans les autres dans un grincement sinistre. Puis une fumée argentée s'élevait et rejoignait les autres déchirures dans le ciel.
Ce travail demandait une énergie incroyable à ces choses mi-dieux mi-machines, c'est pourquoi au bout d'un certain temps ils mourraient.
Les câbles se retractaient, les tirant vers le sol. Le terre se fissurait tout autour de cet enchevêtrement de métal.
Seules les roues restaient en dehors, se détachaient et roulaient sur elle-même jusqu'à tomber définitivement au sol.
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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 16:26

Histoire de brosse-à-dents

Quand j'ai ouvert cette porte, après avoir ri de toi qui n'y arrivait pas, j'ai vraiment eu l'impression que le reste n'existait plus.Cette chambre d'hôtel, pourtant banale, allait acceuillir notre amour durant une nuit. Serait-elle assez grande pour contenir le lien si fort qui nous lie? Ces gestes que pourant nous avions déjà fait devenaient différents, chacun son tour à la salle-de-bain prenait son exact signification, se déshabiller en se tournant le dos de façon pudique alors que je connais ton corps par coeur et vice-versa me paru étrange. Il y a eu un détail qui m'a fait vraiment ressentir quelque chose de spécial, c'est stupide mais voir nos brosse-à-dents dans le même verre. Parce qu'il n'y avait que nous. C'était différent à d'habitude, à nos autres nuits ensembles. Là il n'y avait pas d'autres brosses-à-dents, il n'y avait que nous. Toi. Moi. Toi et moi.
Je n'oublierai jamais la tendresse avec laquelle tu m'as prise dans tes bras. Tu m'as doucement attirée à toi et souhaitée bonne nuit en m'embrassant. Bien sûr il y a eu l'éternel discussion de qui dormirait dans les bras de qui. Et bien sûr on a changé trente fois de place, pour se retrouver comme au début. Ta main qui serrait la mienne.
Je sentais tes paupières lutter, tu voulais me voir dormir, et comme toujours c'est toi qui t'es endormi en premier. Je ne t'en veux pas, si tu savais le cadeau que tu me fais en me laissant te regarder, admirer ton visage d'ange endormi.
Je ne lâcherai ta main pour rien au monde.
Histoire de brosse-à-dents

# Posté le mardi 25 août 2009 13:08

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 16:28

Baby Doll

Baby Doll
C-L-E-M-E-N-C-E.
Petit bébé. Vient de naître. Un bébé quoi... Y'a le même à côté si ça se trouve. Des cheveux blonds. Un sourire de temps à autre. Des grands yeux bleus. Mais qu'elle est beeeeelle. On la porte. On la fait passer de bras en bras. Mais surtout la lâchez pas. Elle est si petite. Si fragile. Si... Si... Si...Soit-disant ouais. C'est parce que vous avez jamais su quoi me dire? Jamais su me comprendre? Jamais pris le temps d'essayer et donc c'est pour ça que vous sortez vos conneries? Nan mais oh, j'suis pas votre stupide poupée dont tu fais c'que tu veux, j'suis pas un jouet les chéris, faut essayer d'arrêter de penser ça. Tu t'rappelles, j'suis ta cousine? Et toi ta nièce, ta filleule, ta petite-fille, ta soeur...
Qu'importe c'est toujours pareil.
J'suis la poupée de porcelaine.
Vous avez peur de moi dites? Peur de cette fille qui se cache et qui raconte pas sa vie haut et fort? Peur de la Baby Doll qui vous regarde d'une façon qui vous fait taire? Arrêtez trente secondes vos façades, baissez vos paliçades s'il-vous-plaît. J'suis là depuis bientôt 16 ans, vous allez vous décider à oser m'approcher? Je mords pas hein. C'est pas parce que je fais tâche dans le décor que vous devez me le faire sentir. Vous inquiétez pas les chouchous j'suis au courant.
Les grandes gueules, les éclats de rire, les mots encore et toujours, j'suis pas comme vous. Vous me prenez pour une bête dangereuse? Un truc tout timide qu'il faut surtout pas brutaliser qu'elle se casse?
Le seul mot que vous avez à la bouche c'est "belle", mais arrêtez voir juste cinq minutes et regarde. J'ai grandis, dingue non? Chut avec vos bêtises, vous savez tellement pas quoi me dire que vous sortez un compliment pour que j'me taise bien gentiment. Comme c'est mignon.
Je suis pas un bébé, encore moins une poupée, mettez-le vous dans le crâne.
Je demande juste à ce que vous sortiez de votre tête l'image que vous avez, regardez-moi une fois, juste une fois, j'ai aucun attrait je parle pas certes, mais juste regarde. Tu vois pas un truc? Un détail? Non? Eh bah dommage, parce que y'a des regards qui veulent tout dire. A tout hasard "au secours, je suis timide, je vais passer pour une conne si j'ouvre la bouche alors viens et parle-moi d'abbord je t'en prie".
T'as jamais pris le temps de le voir ce regard, pourtant c'est toujours le même. Alors maintenant chut mes amours, chut...

Ecoute, regarde, elle est partie, elle est plus là. La poupée en porcelaine à force de la fragiliser, elle s'est cassée...

Baby Doll changed, but no one was there to see it. Too bad...

# Posté le vendredi 21 août 2009 15:38

Cicatrices

Cicatrices
Tu m'as pas laissé le temps de cicatrisé, tu m'as forcé à grandir, à changer sans me laisser le temps d'évoluer. Tu sais que j'avais besoin de plus de temps, eh pourtant... du jour au lendemain bam! grandis, deviens une fille bien, exprime-toi, assume-toi... on voit où ça m'a mené...
Pourquoi tu as pas laissé les cicatrices se fermer? Pourquoi tu m'as poussé en avant avec ces plaies béantes? Pourquoi tu as refusé de me laisser m'arrêter ne serait-ce que cinq secondes au bord du chemin?
Avec toi on ne marche jamais, on court. Toujours plus vite, toujours plus loin. Mais des fois il faut s'arrêter tu sais, vraiment. Reprendre son souffle. Je me rappelle de ce cailloux au bord du sentier, je voulais tant m'y assoir pour me débarbouiller de ce sang qui coulait sans interruption et tu as dis non, non continue, ne t'arrête pas, ne t'affaiblis pas. En voulant faire de moi quelqu'un de fort tu t'es trompé, tellement trompé que je suis l'inverse. Tu dois pas être très fière, une enfant si fragile, si sensible, si peu sûre d'elle.
Ne force jamais quelqu'un à grandir, seule dans le noir, la nuit, les cicatrices se rouvrent, ce passé que je croyais enfouis reviens, remonte à la surface, et personne n'est là pour arrêter ce flot de mots, de pleurs, de sang...
Tu pouvais pas me donner un pensement? Ou simplement partir et me laisser? Les blessures partent pas en un coup de baguette magique et tu es pas la bonne fée, c'est beaucoup trop tard pour remarquer et tu m'as perdue.
Tu sais qu'on a pas une relation idéale, qu'on est l'exemple à ne pas suivre, la folie à éviter. Tu m'as perdue tu le sais, jamais tu pourras revenir en arrière et aider cette gamine à grandir, tu vois, tu m'as fais courir, mais enfait j'ai couru seule. Tellement peur de me retrouver sans personne, face au monde sans pouvoir me défendre, je croyais qu'en te rattrapant tu m'aiderai, tu me montrerai comment faire. Comment j'ai pu me tromper à ce point? Je t'ai rattrapée, essayée de te comprendre, en vain. Tu ne m'écoutes jamais, tu m'entends et ne cherches pas à m'écouter, c'est trop tard tu le sais.
On fait bonne figure, on fait avec.
Sauf que maintenant je t'ai dépassé, tu en es consciente et maintenant maman, c'est toi qui court...

# Posté le jeudi 04 juin 2009 16:22

DHT Listen to your heart

DHT  Listen to your heart
Listen to your heart, there's nothing else youncan do/Listen to your heart when he's calling for you/I don't know where you're going, and I don't know why/But listen to your heart, before, you tell him goodbye...
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# Posté le jeudi 04 juin 2009 14:56

Modifié le jeudi 04 juin 2009 16:27

Baisée dans un monde de putes [ vieux texte ]

Baisée dans un monde de putes [ vieux texte ]
J'suis qu'une poupée dans un monde de pantins
J'suis qu'une étoile balayée par les autres
J'suis qu'une poussière dans un monde sans lumière
J'suis qu'une fleur fânée avant d'avoir poussé
J'suis qu'un ange déchu par les autres
J'suis qu'un ange déçu par les autres
J'suis qu'une pute dans un monde baisé
Ou baisée dans un mon de pute
A choix

Ange du jour Démon la nuit
Démon la nuit Ange du jour
Ange immaculé
Devenu Démon car baisée
Par des Démons de la nuit
Qui ont oublié leur passé d'ange

J'suis qu'une douceur qui font comme neige au soleil
J'suis qu'un bonbon que vous avalez tout rond
J'suis qu'une naïve aux yeux de tous
J'suis qu'un bébé à l'écoute
J'suis qu'une idiote qui vous aide
J'suis qu'une poupée qui sert à rien
Sinon qu'à se faire baiser
Baisée dans un monde baisé avant l'heure

Ma vie est noire et blanche
Quelqu'un a coup le son
Je reste sans couleurs
Vous me les avez tous pris
Parce que vous me baisez sans crier gard
Pour vous j'suis que la sensible, la conne, l'ange déchu
Pi moi j'px même pas vous emmerdez
Parce que j'suis baisée

Décolorée
Délavée
Vous m'avez pris ma joie
Mes couleurs
Et ma vie
Baisée que je suis
Par vos mots et vos manières
Par vos insultes et par vos conneries
J'suis baisée par des démons
Qui ont oublié leur temps d'ange
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# Posté le dimanche 26 avril 2009 04:40

Bric à brac de citations & d'idées, de papier maché & de chewing gum abandonnés...

Bric à brac de citations & d'idées, de papier maché & de chewing gum abandonnés...
Parce que je suis vide,
Je suis sure que ça sonne creux si on me tappe dessus
Tu sais c'est comme les fois ou t'emballe un cadeau minuscule,
Mais tu veux faire genre il est plus grand,
Alors tu le mets dans une immense boîte,
Et dans une plus petite,
Et tu joues au poupée russes,
Plein de papier de couleurs tout joli,
Pi tu veux faire monter le suspens tu vois,
Eh là paf, t'ouvres la dernière boîte et tu constates qu'elle est vide.
C'est moi ça tu vois? Tu mettras des lustres pour me connaître,
Chapeau si t'arrives à me comprendre,
Et tout ça ça sert à rien,
Je suis vide et je sers à rien


« Le verbe aimer est un des plus difficile à conjuguer : son passé n'est pas simple , son présent n'est qu'indicatif et son futur est toujours conditionnelle. »



On s'entend mais on s'écoute pas
On se voit mais on se regarde pas


Moi j'serai la pluie. Bah woui, tu vois, je retourne à l'époque ou mon seul souci était de savoir de quel couleur j'allais colorier mon dessin et je décide que je serai la pluie. Je serai ces gouttes qui tombent et qui t'énerves, je serai ce temps gris qui baisse le moral, je serai ces jours que tu détestes, je serai le bruit qui te réveille parce que la pluie tappe à ta fenêtre, je serai ces jours pluvieux magnifiques ou le gris domine et ou tu t'inclines, je serai une goutte perdue avec tant d'autres, je serai celle qui s'écrasera sur ton parapluie, parce bah woui, faut bien la finir sa vie.



"Je fume je bois je baise"
Tu fais ça tu fais parti de l'élite, d'la jet-set, des VIP, d'la nouvelle génération.
Bah t'sais quoi? Garde ton honneur, amuse-toi mais respecte-toi et on en reparle.
J'ai décidé de passer ma jeunesse ailleurs qu'au fond d'une bouteille de vodka, ça m'empêchera pas d'la vivre jusqu'à l'ivresse.

# Posté le dimanche 29 mars 2009 10:37

Modifié le samedi 04 avril 2009 15:01

Société actuelle [ merci Maxime ]

Société actuelle    [ merci Maxime ]
"L'espoir fait vivre"
Comment ose-t-on dire ça alors que nous vivons dans une société de consommation qui n'a ni espoir car elle n'a plus d'ambitions? Comment ose-t-on sortir des proverbes et étaler notre sciences pareillement?
La maman qui achète des surgelés sait que c'est pas bien pour ses enfants mais que voulez-vous, c'est moins cher et vite préparé, que demandez-vous de plus? Elle a la flemme de changer, la peur du changement, le grand débat des êtres humains.
On est baisé les gens, baisé par cette société qui ne fait rien pour avancer, baisé par notre vie par procuration, derrière nos postes de télévisions ( J.-J. Goldman ), baisé par ce j'm'en foutiste, baisé par la pub, baisé par la polution des voitures, baisé par la vie!
On fait rien pour changer, on se laisse faire, on écoute les mêmes chansons sans penser aux paroles, on lit les mêmes livres sans chercher de message, on regarde les mêmes films sans chercher à comprendre.
On a peur du changement on a peur de changer. Pourtant on reste là tranquillement à se faire baiser, c'est une vie ça?
Y'a plus de gens qui rêvent, plus de gens qui osent, plus de gens qui proposent et qui avancent, qui s'assument et qui hurlent, qui... y'a plus personne!
Quelqu'un l'a dit "allo le monde?" mais les gars, on est baisé!

# Posté le dimanche 01 février 2009 08:12

Modifié le dimanche 26 avril 2009 04:35

HiiM <3

HiiM <3
C'est plus je c'est nous
C'est plus moi c'est toi
On me dit que je suis blonde, que je suis pénible, incompréhensible et dur à suivre, on me dit que je suis trop sensible, que je suis chiante... et pourtant lui il me supporte, lui il est là et lui je l'aime <3

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 14:35

H e l l

H e l l
Ce soir elle sort elle se couche tard
Elle ne vit que dans leur regards
Elle ne danse que pour leurs sourires
Elle ne parle que pour leur rires
Elle ne vit que pour leur plaire
Et eux ils se laissent bêtement faire

# Posté le vendredi 16 janvier 2009 04:57